30.6.13

Le Sac à main analysé par la quatrième des Sixsœurs dans le Stylist de cette semaine !






Vous ne le saviez pas?
Jeanne, numéro 4 des Sixsœurs, est aussi journaliste.
Alors, quand le Stylist lui demande un papier pour faire l'ouverture de cette semaine, quoi de plus logique qu'on ne lui demande à elle, de chanter "le sac"?
On y croise entre autre et pour l'occasion : quatre jolies jeunes femmes éprises du leurs, leur témoignage, notre égérie et... Un sac Sixsœurs Atelier !
Merci Jeanne !

24.6.13

****SOLDES****


12.6.13

Granit — Suite



Quand on demande à Alice, la dernière et benjamine des sœurs, de s'exprimer sur le granit au sein d'un collectif, que peut-elle donc faire d'autre que chanter la mode ?
Sa réponse : un tricot géant aux couleurs de la roche pour illustrer le rébus Gras-knit, associé à une robe somptueusement minérale, digne du Peau d'Âne de Jacques Demy et faite d'un recyclage de multiples étoffes aux tons de feldspath, de quartz et de mica.
Le tout nous transporte dans un univers fantastico-fantomatico-timburtonesque qui vaut le détour,  parole de sœur !

4.6.13

28.5.13

Granit



La sixième des sœurs est aussi artiste au sein du collectif Granit.

Par quelle biais a-t-elle voulu illustrer ce mot, signifiant le conglomérat de quartz, de mica et de feldspath ?
Par la mode évidemment !

Venez nombreux voir les merveilles qui se cachent derrière la roche grenue, élaborées par douze jeunes artistes…


Rendez-vous du 30 mai  au 2 juin au 282, rue Etienne Marcel 93170 Bagnolet


www.granit2013.com

21.5.13

La rayure


Si aujourd'hui, elle continue à tracer des parallèles sur le costume civil, sinon militaire, son parcours n'a rien d'une ligne droite.

L'histoire ne l'a pas épargnée, la mettant tantôt à l'index, tantôt au ban de la société, reléguant souvent ses détenteurs au statut de marginaux, voire de zèbres.

Retour sur un parcours semé d'embûches.

- Moyen-Âge :Le motif géométrique est réservé à la lie de l'humanité : lépreux, filles de joie, bouffons.
Plus tard, c'est aux bagnards et aux domestiques qu'échoit le vêtement strié.

- XIXe siècle :La tenue aux 21 raies blanches et 20 raies bleues est donné au simple matelot comme marque de sa moindre importance au sein de l'équipage.

Mais parallèlement une nouvelle mode anime les plages normandes, où il est de bon ton de venir désormais profiter des bienfaits de la mer en soumettant ses pieds aux rigueurs du galet. Maillots de bain, cabines de bain, serviettes de plage se couvrent de rayures, Dieppe et Pourville-sur-Mer lancent les modes.

- Deauville, 1917 :Une jeune styliste au nom chantant de Coco Chanel va concrétiser ce nouvel engouement en concevant une marinière en jersey, matière qui n'avait jamais été utilisée à cette fin. C'est un coup de génie. La rayure va s'imposer à la planète.
La Belle Époque lui ouvre grand des portes qui donnent sur les années 50. 
L' air marin flottera sur les collections, les podiums ou les vestiaires de tout ceux qui aiment                  la mode.

   - Des années à 50 à aujourd'hui :Plusieurs des figures de notre époque, véritables icônes   des temps modernes, au passé houleux ou au parcours contrarié, ont arboré la marinière.
Pour n'en citer que quelques-uns : Bardot, Brando, Jean Seberg, James Dean, Andy Warhol, Kurt Cobain, Jean Paul Gaultier, Kate Moss.

La rayure devient sulfureuse, ligne de conduite à adopter pour s'assurer un destin rock'n'roll. 

Pour elle la boucle est bouclée et le pari gagné.





8.5.13

Voyage vers les nineties



Opération retour vers le futur, quand l'avenir est au passé.

Faute de pouvoir se rétroporter au 18 novembre 1983 précis où le seul endroit au monde où il fallait se trouver était New York, invité par MTV  à écouter Kurt Cobain faire ses preuves sans ampli, nous nous affublerons de la tenue qu'on y aurait portée, et qui est aujourd'hui à l'extrême pointe.

Ligne de conduite pour ce plongeon au cœur des années 90 :

- Endossez une bonne dose de grunge : Doc Marteens (bof), Carolina (mieux), converses, jeans troués et retroussés, gros gilet de laine tricotée, ceinture militaire, T-shirt vintage (et si on en trouve plus facilement à Tokyo ou New York qu'à Paris, raison de plus pour aller dans ces villes).

- Ne dédaignez pas une petite touche hip hop avec, par exemple, un sac Eastpack (Apc lance une collab' avec la marque de "sacs ado"), un pantalon d'ouvrier Carrarth (le must), un bonnet de marchand de marrons, des baskets sans lacets.

- Tempérez le tout avec quelques classiques et intemporels : barbour, bombardier, caban ou duffle coat, chandail tout simple à col rond ou à torsades.

Les années 90 ne savaient pas où elles allaient en matière de mode et puisaient dans tous les genres : ce que les Sixsœurs appelaient alors le "n'importe quoi style". C'est en cela que cette époque est source inépuisable. Son manque d'identité propre offre le plus large éventail de toilettes.

Retenez-le bien : notre avenir proche se situe dans les années 90.









29.4.13

Sixsœurs sur France 2 !


L'équipe de "C'est Au Programme" nous a suivi lors de la confection d'un sac Sixsœurs Atelier, puis d'un vide-dressing à Paris... 

Pour voir et revoir l'émission, c'est ici... (passage à 3'20'')
http://pluzz.francetv.fr/videos/cest_au_programme.html 


23.4.13

Laurent Chéhère



























On ne s'en lasse pas. On les regarde et on  les re-regarde.  
Une, puis deux, puis trois, et encore une. 
Les photos "Flying Houses" de Laurent Chéhère, loin des clichés du surbranché Larry Clarck, nous transportent à tous les sens du terme : dans un film de Kusturica, dans un Walt Disney hors d'âge et dans les contrées de rêve où des bâtisses volantes reliées à des fils comme autant de cerfs-volants flottent vers de nouveaux cieux.
D'ailleurs, le photographe parisien, ancien de la pub, se serait inspiré du célèbre Ballon rouge d'Albert Lamorisse, histoire d'amitié dans le Paris des années 50 entre un petit garçon et un ballon, pour arracher à leur environnement ces pavillons et ces immeubles envahis par les enseignes publicitaires et autres plaies de la modernité.
Le chapiteau (où l'on peut apercevoir, en haut à gauche, un personnage comme emprisonné dans sa condition sociale et matérielle ) nous fait voyager bien plus loin encore, dans un monde baigné de poésie et de nostalgie, qui n'est pas sans évoquer le cultissime Itinéraire d'un enfant gâté  de Claude Lelouch, dont raffolent les Sixsœurs.


16.4.13

Le marin



La mer, le sable, les galets et les vagues on été pour nous à portée de main et au bout de notre rue durant toute notre enfance, aussi proches que le sont de nous aujourd'hui les boulangeries et les bars-tabacs à Paris.

À chaque lieu sa poésie et à chacun ses souvenirs.

Nous cultivons nos nostalgies en endossant par touche la panoplie du marin, celui que nous apercevions à la plage sur son doris ou dans les rues du Pollet, le quartier des pêcheurs de Dieppe, après une soirée à la Boussole.

La concession n'est pas grande, car le marin-pêcheur est un monstre d'élégance.

Pour preuve, la mode n’a cessé de lui piquer sa garde-robe. La marinière est devenue un classique bien avant Jean-Paul Gaultier qui se l’adjugea comme marque de fabrique quarante ans après Bardot, qui mettait le feu aux poudres en marinière et  jean moulant, pieds nus sur la plage de Saint-Tropez.

Conseil des Sixsœurs : Abusez des rayures, sortez le ciré au moindre signe d'intempéries, et la casquette à visière bleu marine au moindre rayon de soleil  (eh oui, le soleil, vous vous rappelez ? )

Les créateurs d'aujourd'hui savent se réapproprier ce vestiaire mythique : Agnès B. avec sa célèbre marinière, et APC avec ses cabans à la coupe sans égale.

Le chic du chic reste de se fournir à la source, dans les coopérative maritimes, et de se procurer les marques authentiques, Royal Mer ou Saint-James.

Et maintenant, plus qu'à se prévoir une virée en Normandie ou en Bretagne : pour parfaire sa garde-robe.






Dessins de Philippe Dumas et de Gérard Barthélémy pour l'ouvrage Dieppe à Deux, aux Éditions Élisabeth Brunet, 2005.